J'ai longtemps cherché à approfondir l'histoire du Reiki, mais à vrai dire, aujourd'hui, cela n'a plus autant d'importance pour moi, sauf peut-être
pour mes étudiants et ceux à venir pour lesquelles je continue d'étudier.
Nous ne savons que peu de choses sur la Vie d'Usui Sensei. Les seules documents sur lesquels nous pouvons nous appuyer
sont la traduction de sa stèle commémorative, son introduction à sa méthode et ses instructions pour la pratique, contenus dans l'Usui Reiki Hikkei,
le manuel de Reiki d'Usui.
Le texte qui suit est un recueil de notes que j'ai réalisé à partir de mes recherches. Remettant sans cesse en question les informations que je peux recevoir, cette page a très souvent subie des
modifications. Il en sera de même aussi longtemps que certaines s'avéreront erronées.
Chronologie historique : Mikao Usui a vu le jour le
15 août 1865, à l'
Époque d'Edo (1600 - 1868), dans le village de Taniai,
dans le district de Yamagata. Actuellement, il porte le nom de Miyama-cho et fait parti de la préfecture de Gifu (Gifuken) située au centre de l'île de Honshu.
Il était un descendant de Tsunetane Chiba, un célèbre samouraï de la fin de l'ère Heian au début de l'ère Kamakura (1150- 1210), comme l'atteste la stèle commémorative érigée en son honneur au temple de Saihoji, mais cette information est actuellement controversée. Son père se prénommait Taneuji, dit Uzaemon ; le nom de jeune fille de sa mère était Kawai. Son nom bouddhiste était Gyôhan.
Certains commentateurs affirment qu'il fût placé très jeune dans un temple bouddhiste
Tendai pour y être éduqué, mais aucun document ne confirme que ce fût sous l'autorité de cette Ecole.
Durant l'Ere d'Edo, les moines instruisaient les enfants des villages dans de petits temples nommaient "Terakoya". Il y avait de nombreuses petites écoles sur l'ensemble du Japon, où les textes bouddhiques,
confucianistes, les oeuvres classiques japonaises, le calcul, etc., y étaient enseignés. Grâce au système par lequel chaque habitant devait se trouver affilié à un temple bouddhiste et grâce à ces petites écoles pour enfants, le bouddhisme était au coeur de la vie des Japonais.
Le gouvernement de l'époque faisait un usage intensif des lectures instructives écrites en kana (kanahôgo) afin de moraliser le peuple. Ces lectures, écrites par des moines
bouddhistes, prônaient une morale qui devait valoir tout en chacun et qui n'était pas sans avoir quelques points communs avec les idées confucianistes.
Ainsi, le confucianisme enseignait que l'on devait suivre
(1) les cinq chemins (gorin) ainsi que
(2) les cinq morales (gojô). Le bouddhisme, quant à lui, recommandait
d'observer
(3) les quatre bienfaits (shishu-shôgyo) et
(4) les dix bonnes actions (jûzengô). Ces enseignements (y compris ceux du Shintoïsme et d'autres) ont fusionné
au fil des ans, en marge des conflits qui opposaient ces courants de pensée.
(cit., Asuku Ryôko)
1868 - Meiji Tenno fait son entrée dans l'histoire du Japon. L'ère
Meiji, placée sous le signe du changement, verra
le Japon s'industrialiser et se militariser pour se protéger des puissances européennes et des États-Unis. La Marine impériale japonaise est officiellement établie en juillet
1869.
1870 - le shinto devient une religion d'état : le "Kokka
shinto" ou shinto d'état. Un Office du culte shinto (Jingikan) fut établi afin de promouvoir les rites et le culte officiel et tous les prêtres devinrent des employés de l'État. Chaque citoyen devait s'enregistrer comme membre de son sanctuaire local (ujiko), devenant par le fait même membre du sanctuaire d'Ise. Le culte Impérial perdit de son importance après 1945.
1872 - L'école primaire devient obligatoire.
1876 - Suppression de la classe des bushi (guerriers japonais appartenant à la classe supérieure, chargés de la protection des clans familiaux religieux) et des rentes des Samurais. (Mot japonais désignant un membre de la classe guerrière qui a dirigé le Japon féodal )
1877 / 78 - A l'âge de 12 ans, Usui Sensei débute un entraînement martial l'
Aiki jutsu, et obtiendra le grade de Kaiden à l'âge de 20 ans. (Information à vérifier)
Adulte, élève talentueux et persévérant, il poursuivra un enseignement supérieur. Il est tout à fait possible qu'il fût en contact avec des intellectuels occidentaux de son époque, et qu'il se soit intéressé aux nouvelles technologies et à la médecine occidentale, de même qu'au
christianisme, devenu légal en
1877. Cette ouverture semble s'être faite aussi par plusieurs de ses voyages en Europe et en Amérique. L'Ere Meiji, Meiji qui signifie " gouvernement éclairé ", appelée aussi " restauration Meiji ", a été le symbole de la fin de l'isolement du Japon qui dura 200 ans et l'ouverture vers l'Occident. Seuls les Hollandais et les Chinois étaient autorisés à pénétrer au Japon avant cette ère.
En
1887, Il épouse Sadako Suzuki ( ? - 17/10/1946). De cette union naîtra deux enfants : Un garçon prénommé Fuji (1908 - 10/07/1946). Il était professeur à l'université de Tokyo et reprit les affaires familiales à la mort de son père. Et une fille, prénommée Toshiko (1913 - 23/09/1935).
Il exerça plusieurs professions : homme d'affaires, mais aurait fait de mauvaises affaires, fonctionnaire, missionnaire, journaliste, secrétaire, conseiller du gouverneur de Taiwan (1898-1906), et même aumônier de prison d'après Hiroshi Doï sensei.
1889 - La constitution donne la liberté de croyances religieuses au peuple Japonais. Selon Jean Herbert,
c'est au XIVe siècle que commença une réaction de défense contre les bouddhistes. Le grand mouvement de
purification des temples shintô débuta au XVIIe siècle, et prit une ampleur nationale au siècle suivant.
Pour la première fois de grands théologiens firent leur apparition, dont les plus célèbres furent Motoöri, Mabuchi et A.Hirata ...
[...] Le gouvernement
Shôgunal qui souhaitait maintenir l'ordre féodal parmi ses sujets commença à se montrer plus sévère vis-à-vis du bouddhisme,
déjà fortement implanté, à cette époque, dans la vie des Japonais. Les mesures de contrôle des activités bouddhiques par le gouvernement Tokugawa étaient les suivantes :
1. Tout Japonais devait appartenir à un temple bouddhique. L'on se devait d'y organiser les cérémonies funéraires ainsi que quelques cérémonies annuelles bouddhiques.
Ce système avait été mis en place afin de localiser les chrétiens alors opprimés et afin de surveiller les déplacements de la population. Chacun devait porter une carte
d'identité remise par le temple bouddhique.
2. Le gouvernement Shôgunal avait établi dans chaque région des organes de direction et de surveillance des temples bouddhiques. On les appelait "Bugyôsho".
3. Le gouvernement ordonna à toutes les écoles bouddhiques (l'école Tendai, l'école Jôdo, l'école Zen, l'école Hokke ...) de classer leurs temples : par exemple, le temple principal de l'école
Tendai, les temples moyens de l'école Tendai, puis les temples descendants de l'école Tendai. Les temples moyens et descendants devaient être sous la domination
du temple principal, et le temple principal sous le contrôle du gouvernement Shôgunal. Tous les temples étaient ainsi étroitement tenus par les "Bugyôsho".
C'était un système conçu pour prévenir toute tentative de révoltes religieuses.
Le gouvernement Shôgunal, en contrôlant les temples bouddhiques, encourageait aussi les études bouddhiques. Cependant, il interdisait les débats entre les écoles et
punissait les moines qui professaient des opinions bouddhiques nouvelles sur les études bouddhiques traditionnelles.
C'est ainsi que le bouddhisme de l'époque d'Edo perdit progressivement le pouvoir qu'il détenait avant ces réformes. [...]
(cit., Asuku Ryôko)
Revenons à Usui sensei. Nous savons qu'il a eu une vie riche en expériences. Malgré l'adversité, il a cherché à élargir ses connaissances et à approfondir ses études ; Il avait des goûts éclectiques. Ses connaissances en histoire,
en écritures bouddhistes, en astrologie, en psychologie et en théologie étaient très vastes. Il a bien pu s'intéresser à d'autres domaines et être en contact avec des maîtres spirituels de son époque, et s'inspirer de leurs enseignements.
En avril 1986, un petit magazine japonais, " Twilight Zone ", publiait un article
intitulé "
A la recherche des racines du Reiki ", écrit par la journaliste Shiomi Takai.
... De l'ère Meiji (1868-1912) au début de l'ère Showa (1926-1989), la plupart des vieilles autorités religieuses ont été éclipsées ; tandis que des leaders spirituels apparaissaient.
Tennen Kuwabara et Morihei Tanaka, fondateur du Taireidô, étaient des spirites. Ils attirèrent les foules par leurs talents. Le maître spirituel Onisaburo Deguchi,
et son " Oomoto-kyô ", et Mokichi Okada, et son " Sekai-kyusei-kyô ", sont également des célébrités. Qui d'entre eux a été en relation directe ou indirecte avec Mikao Usui ?
Tout est possible. Tanaka, né à Tajimi, a établi le quartier général de sa "secte" Tareido, près de la ville de Miyamacho où est né Mikao Usui. Il y développa une méthode semblable au
Reiki, appelée " Reishijutsu ", pour guérir et soigner. On dit que sa méthode permettait de deviner les zones malades du corps à la manière d'une radiographie aux rayons X.
On se perd en conjectures mais il est difficile de croire que Mikao Usui ne se serait pas intéressé à Tanaka, un leader spirituel incontournable dans les années 1917...
Il est aussi possible qu'Usui sensei ait rencontré Kawatsura Bonji (1862 - 1929) (ci-dessous), un moine shintoïste bouddhiste qui avait remis
en fonction un système de purification (misogi) comprenant des exercices appelés Chinkon kishin no ho, prenant sa source dans le
shinto de l'ère Nara, avant qu'il ne soit influencé par le bouddhisme et le confucianisme. Il pensait que grâce à cette méthode ascétique,
on pouvait réaliser l'unification entre les âmes presque innombrables résidant dans toutes les cellules du corps et le Naoi,
c'est à dire la conscience potentielle suprême, qui est la conscience originelle et qui dirige ces âmes innombrables
(cit., Gérard Blaize). Morihei Ueshiba sensei avait pratiqués ces exercices de purification avec Kawatsura Bonji, et les avait
intégré dans son Aïkido. Certains pensent d'ailleurs qu'Usui sensei a pu rencontré O Sensei.
Février 1909 - Omoto Kyo, le groupe spirituel dirigé par Onisaburo Deguchi (ci-dessous) shintoïste, publie le premier numéro de leur revue intitulée Chokurei-gun. Onisaburo a influencé de nombreuses personnes, y compris Morihei Ueshiba, le fondateur de l'aïkido.
30 juillet 1912 - L’empereur Meiji décède. Sa sépulture repose à Kyoto au Mont Fushimi Momoyama Ryo, son âme au sanctuaire Meiji (
Meiji Jingu) à Tôkyô.
Yoshihito, Prince Haru no Miya (1879 - 1926) succède à son père. C'est le début de l'Ere
Taishô.
Mars 1914 - un livre intitulé Kenzen No Genri (Principes de santé), écrit par le docteur Bizan Suzuki, comprend des préceptes semblables à ceux qu'Usui Sensei a enseigné, et semble être la source directe des Cinq Principes du Reiki : "Juste pour aujourd'hui, pas de colère (contre les autres), pas de crainte, travaille dur, soit honnête et aimable envers les autres. "
1915 - Usui sensei enseigne une méthode naturelle de soin et devient un guérisseur de renon. Si l'on en croit certaines sources, les préceptes du Reiki ont été introduits à ses enseignements à partir de cette année là.
Durant ses études du Shintô et du Mikkyo, il reçoit le " Reiju " ; c'est à dire la capacité à transmettre une initiation spirituelle traditionnelle et apprend "Hatsurei-Ho ", une technique de purification de l'énergie, de la parole et du souffle.
1919 - Il a été suggéré qu'Usui sensei a peut-être étudié avec M. Morihei Tanaka (1884 -1928) (ci-dessous), ou tout du moins a pu être influencé par ses enseignements. Il fut l'un des fondateurs d'un groupe spirituel appelé TAIREIDO. Il a enseigné une méthode de soins avec le même arrière-plan spirituel que le REIKI. En un sens, il était un maître spirituel dans l'art de guérir avec les pouvoirs psychiques, cependant, ses enseignements ont été presque totalement perdus après sa mort subite.
1918/19 - Mikao Usui pratique le Zen durant 3 ans, mais ne s'engage pas dans la communauté bouddhiste ; il vit au milieu de ses concitoyens et de sa famille.
Mars 1922 - En dépit de ses connaissances et de ses expériences acquises durant toutes ses années
d'études et de pratiques spirituelles, il ne parvient pas à atteindre l'éveil espéré, mais n'abandonne cependant pas ses entraînements,
le but ultime de la vie étant pour lui Anshin Rytsumei, l'état où l'esprit est totalement en paix et tranquille.
Ne sachant plus quoi faire, il demande conseil auprès de son maître qui lui répond de mourir. Après avoir réfléchi,
il décide d'entamer une ascèse spirituelle (méditation et jeûne) d'une durée de 21 jours, prés de la cascade sur
Kurama-yama.
Cette pratique de la méditation est appelée au Japon Shyu Gyo, le plus haut niveau de l'entraînement spirituel,
faire un avec l'Univers, et consiste en une assise immobile semblable aux exercices du bouddhisme ZEN. Le 21ème jour,
il sent une grande illumination sur le sommet de sa tête et tombe par terre. Se relevant, il se rend compte que l'énergie (Reiki)
émane de ses yeux, de sa bouche, et de ses mains. En descendant de Kurama Yama, il se blesse au gros orteil. Touchant sa blessure,
il fut guéri. On considère cela comme le premier traitement de Reiki. Cet état d'union avec l'univers vécu à Kurama Yama, Usui sensei
le désignera plus tard de " Reiki ". Le terme deviendra générique, désignant à la fois la méthode et l'influence spirituelle mise
en œuvre lors des soins.
Il expérimente ce traitement sur les membres de sa famille et ses amis avec de bons résultats, puis se
décide de transmettre cette méthode de sorte que chacun puisse en profiter pour avoir une bonne santé. Pour
l'instant, il parle de "Usui Teate", d'imposition des mains selon sa méthode. Le terme "Usui Reiki Ryoho" ne viendra que plus tard. Cependant,
Il ne semble pas que les termes "Usui Dô" et "Usui Teate", usités par des enseignants de Reiki, désignent les noms du système de Reiki d'Usui Sensei à cette époque. "Usui Dô", la Voie d'Usui, désignerait ses enseignements portant sur les 5 préceptes, les poèmes de l'Empereur Meiji, les méditations, les techniques de purification et le Reiju.
Quant au terme "Usui Teate", il désignerait la pratique du soin manuel d'Usui et "Usui Reiki Ryoho", la méthode de guérison d'Usui par l'énergie spirituelle.
De nombreux thérapeutes ont utilisés le terme "Reiki Ryoho" pour désigner leurs méthodes de soins durant l'Ere Meiji (1868-1912), Taisho (1912-1925) et au début de l'Ere
Showa (1926-1988). Il n'a donc pas été créé par Usui sensei.
Avril 1922 - Il crée l'Usui Reiki Ryoho Gakkai, Organisation Usui de la méthode de guérison naturelle par le Reiki, et
se nomme Président. Il ouvre un centre d'études dans le quartier Harajuku de Tokyo. Ce quartier est connu pour abriter
l'un des plus célèbres temples shintoïste, le Meiji Jingu, dédié à l'Empereur Meiji et à sa femme, l'Impératrice Shoken. Sa construction dura 8 ans, de 1912 à 1920. Il est situé au milieu d'une forêt artificielle d'une superficie de 700 000 m².
Dés cette année
1922, il institutionnalise des degrés d'apprentissage de sa méthode, accessibles
à tous et sans position particulière des mains mais en suivant les indications de l'intuition. Usui sensei a déjà enseigné
le Reiki à quelques personnes connues : Watanabe Kioshi Itami, Bo Katetomi, Wanami, Kozo Ogawa et 3 nonnes bouddhistes.
1923 - Introduction des symboles dans le système d'Usui sensei. Toshihiro Eguchi, un ami d'Usui Sensei passe plusieurs mois à travailler et à étudier avec lui. On sait qu'Eguchi pratiquait le soin par les mains mais aussi visualisait des symboles de guérison. Plus tard, il a enseigné sa méthode gratuitement et soignait de même. Selon certaines sources, il serait à l'origine des symboles dans le système d'Usui sensei.
Le
1er septembre 1923, un grand tremblement de terre (en japonais "Kanto daishinsai") dévaste la plaine de Kanto, situe à Honshu, île principale du Japon, provocant de graves dommages aux villes de Yokohama, de Kanagawa, de Shizuoka, et de Tokyo. Un rapport établira le nombre de victimes à au moins 105 385 morts, et à 37 000 disparus. 580 397 bâtiments furent détruits. Usui se mobilise pour soigner les sinistrés, la stèle funéraire de Saihoji l'atteste.
L'empereur Taisho lui décerne le titre de " Kun-dan-to ", gentil bodhisattva compatissant préparant la venue de Maitreya, le Bouddha du Futur. Il se peut que cette information, ni confirmée ni infirmée par le Gouvernement japonais, soit une déformation d'un titre honorifique donné aux fonctionnaires retraités. Cette mention est présente sur le mémorial d'Usui au profit du rédacteur.
1924 ou
1926 - Il donne l’accès à ses notes de soin, le « Usui Reiki Hikkei » diffusé par la fondation qu'il a créée. Certains commentateurs affirment que ce serait en 1924, mais l'année figurant sur l’une des traductions du hikkei est 1926. De nos jours, il y a trois versions connues du hikkei. Ce manuel contient trois parties : des positions originales des mains pour traiter diverses pathologies, divisées en 11 chapitres, ses instructions pour la pratique, ainsi que des poèmes de l’Empereur Meiji.
1925 - En février, il commence la construction d'une vaste clinique de Reiki à Nakano, un quartier nouveau de Tokyo.
La même année, il revoit sa méthode de soin et renomme les niveaux de ses enseignements.
Ils se divisent à présent en 4 degrés. Shoden : Le niveau élémentaire avec l'apprentissage de l'imposition des mains ;
Chuden : Le niveau complémentaire. D'autres pratiques énergétiques et des techniques de massage sont intégrés au système.
Okuden : Le niveau secondaire avec des méthodes de soin mental et à distance ; et Kaiden : Le niveau supérieur réservé aux
enseignements philosophique et spirituel du Reiki.
9 mars 1926 - il succombe à la dernière de ses attaques cardiaques. Il meurt à Fukuyama dans le district
d'Hiroshima, lors d'un séjour à Kuré et Saga. Il avait 62 ans. Ses cendres reposent avec celles de sa femme et de ses
enfants au cimetière public du temple de Saihoji dans le district de Suginami de Tokyo. L'Usui Reiki Ryoho Gakkai créée en
avril 1922 continue de transmettre les enseignements de Mikao Usui.
Les membres ayant présidés à l'organisation sont :
- Jusaburo Ushida (1865-1935), officier de marine.
- Kan'ichi Taketomi (1878-1960), officier de marine.
- Yoshiharu Watanabe.
- Hôichi Waanami (1883 -1975), officier de marine.
- Kimiko Koyama (1906-1999).
- Masaki Kondo, professeur d'université, Président actuel depuis 1998.
Il laisse plus de 2000 étudiants dont 21 formés au niveau Shinpiden (maîtrise) et autorisés à donner le Reiju. Ci-dessous, la liste de quelque uns de ses élèves :
- Yuri-in (nonne Tendai et ami de Tenon-in. Elle a dit avoir étudié avec Mikao Usui de 1920 jusqu'à 1926)
- Mariko Suzuki san
- Wanami Wanami
- Kanichi Taketomi
- Tenon-in (nom bouddhiste de Mariko Obaasan)
- Toshihiro Eguchi
- Kaiji Tomita
- Chujiro Hayashi
- Juzaburo Ushida
- Sonoo Tsuboi
- Masayuki Okada
- Kozo Ogawa
- Yoshiharu Watanabe
- Harue Nagana
- Imae Mine
Ci-dessous une photo d'Usui sensei, assis au deuxième rang en partant de la gauche, en compagnie de ses étudiants. Chujiro Hayashi se trouve au premier rang, à l'extrême gauche.
La photo porte les mentions suivantes : « Shin Shin Kai Zen Usui Reiki
Ryoho Reiju-sha Ichido » (Atelier de transformation
de la méthode de guérison Reiki d’Usui, membres
autorisés à donner le Reiju) ; et, en datation
Taïshô : le 16 janvier 1926.
Ci-dessous, une autre photo d'Usui sensei, assis au deuxième rang, sixième en partant de la gauche, en compagnie de ses étudiants. Le Dr Hayashi se trouve sur le rang du haut, quatrième en partant de la droite.
Tous les étudiants d'Usui sensei ont été déclarés au Ministère de l'Éducation Nippon car sa méthode avait été reconnue par le Parlement et le Ministère de la Santé.
Quelques uns sont célèbres pour
leur contribution à la diffusion du Reiki :
-
Kozo Ogawa s'est montré très actif dans la poursuite de la Fondation originelle de Mikao Usui, l'Usui Reiki Ryohô Gakkaï. Il a ouvert une clinique de Reiki à Shizuoka et a transmis son expérience à son fils adoptif, Fumio Ogawa (ci-dessous).
-
Mariko Suzuki San, une nonne du Bouddhisme Tendaï, cousine de l'épouse de Mikao Usui étudia avec lui de 1915 à 1926. Elle avait en sa possession des manuscrits de Mikao Usui et a retranscrit des techniques de méditation et des enseignements. Elle est à l'origine de la transmission de l'Usui Teate en Occident. (Information contestée par les membres de la fédération du Gendai Reiki ho.)
-
Toshihiro Eguchi (ci-dessous), ami intime de Mikao Usui, fondateur de l'École "Tenohira Ryoji Kenkyu-kaï".
C'est en grande partie grâce à lui que le Reiki a continué de s'épanouir au Japon.
Il a publié à compter de 1928 jusqu'à sa mort en 1954 plusieurs livres sur la guérison naturelle et les soins par imposition des mains, dont " Te No Hira Ryoji Nyumon " (Introduction au soin par imposition des mains), et " Te No Hira Ryoji Wo Kataru " (Une histoire du soin par imposition des mains).
-
Kaiji Tomita (ci-dessous), étudiant direct de Mikao Usui.
Il créera son école, " Teate Ryoho kai ". Ses enseignements comportaient 4 niveaux : shoden, chuden, okuden, et kaiden. En 1933, il écrivit un livre intitulé " Reiki To Jinjutsu - Tomita Ryu Teate Ryoho ", réédité en 1999 avec l'aide de Toshitaka Mochizuki. Sont inclus des études de cas, la technique hatsurei ho (qui comprend l'utilisation de waka), et les positions des mains pour certaines maladies. Les techniques sont utilisées conjointement avec le système du Reiki d'Usui.
-
Chujiro Hayashi (ci-dessous), qui contribuera à introduire le Reiki en Occident. Il créa sa propre méthode et école, " Hayashi Reiki Ryouhou Kenkyu-kai " (Centre de Recherche de la méthode de soin Reiki d'Hayashi).
Avril 1926 - juste après la mort d'Usui Sensei, Hayashi, Ushida et Taketomi, (officiers de marine), reprennent
la clinique de Nakano pour une durée de 8 ans. Les niveaux du Reiki sont à nouveau modifiés au sein de l'Usui Reiki Ryoho Gakkai.
Les enseignements sont divisés en 4 degrés :
Shoden, Okuden Zenki, Okuden Koki et Shinpiden réservé aux étudiants talentueux et choisi par le professeur. Une
fois initié à Shinpiden, il reçoit la permission de pratiquer professionnellement des traitements sur d'autres personnes.
L'étudiant peut assister le professeur que lorsqu'il a atteint le niveau Shinpiden. Cette position s'appelle Shihan-Kaku. Elle signifie " assistant du professeur ". Lorsque le professeur estime l'étudiant prés, il l'autorise à tenir ses propres réunions et à avoir ses étudiants. Cette position s'appelle Shihan. Elle signifie " professeur ".
NIVEAUX DES ENSEIGNEMENTS du Reiki, de Mikao Usui à nos jours
Les niveaux du Reiki avant 1925 sont basés sur l'ancien système des Menkyo (Men = se soustraire à, échapper. Kyo = permettre, autoriser).
Il a été développé par
Jigoro Kano.
Le système des Menkyo a pris naissance durant la longue période de paix (1603-1868), lorsque les BUDO (voie martiale) ont progressivement remplacé les BUGEI
(techniques guerrières). Il est resté quasiment inconnu en occident jusqu'à l'arrivée du
Hakko-ryu-Ju-Jutsu.
1922
|
1925
|
1926 Usui Reiki Ryoho |
Après 1926 Usui Reiki Ryoho Lignée japonaise |
Usui Shiki Ryoho Lignée occidentale |
| Rokyu |
Shoden |
Dai roku tu |
|
Shoden |
1er degré |
| Gokyu |
Dai go tu |
| Yonkyu |
Dai yon tu |
| Sankyu |
Chuden |
Dai san tu |
| Nikyu |
Okuden |
Okuden zenki |
|
Okuden zenki |
2nd degré |
| Ikkyu |
Shodan |
Nidan |
Kaiden |
Okuden koki |
|
Okuden koki |
| Shinpiden |
|
Shinpiden |
3ème degré |
|
|
|
|
Shihan / Kaiden |
Maître enseignant |
Février 1927 - Les étudiants de son organisation, l'Usui Reiki Ryoho Gakkaï, érigent une stèle commémorative en son hommage au temple
de Saiho-ji. Sur cette stèle est gravée en vieux japonais la vie d'Usui sensei. Le temple est placé sous l'autorité de la secte "Rinzai-shu", une des écoles du bouddhisme Zen, où les enseignements alternent entre la pratique de zazen, l'étude des koan et le travail physique.
Saiho-ji figure sur la Liste du patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1994.

"Le jardin du temple Saiho-ji est situé dans le quartier Nishigyo à l'Ouest de Tokyo. Ce fut un des premiers jardins à être associé avec le Bouddhisme zen. Connu sous le nom populaire de Kokedera, le jardin des mousses, à cause du revêtement naturel du sol, Saiho-ji est entré dans la sphère du Zen Rinzai quand Muso Soseki restaura le Temple en 1339, transformant son style dicté par le Jodo en un style typiquement Zen et changeant son nom en Temple de l'Ouest ou Temple au parfum de l'Ouest. L'origine de l'étang qui s'étend à l'Est du jardin est obscure, et date probablement de l'époque asuka (le site est supposé avoir abrité la villa du prince Shotoku).
Durant la période Tempyo de l'ère Nara, un temple consacré à Amida y fut établi, et probablement l'étang et le jardin, plus étendus que de nos jours et sensés incarner la Terre Pure de l'Ouest du Bouddha Amida.
Quand Muso remania le site au 14e siècle, il changea le dessin du jardin. Toutefois son action est assez limitée, d'autres remaniements intervenant ultérieurement. On dit que l'étang, appelé alternativement Kogane-Ike ou Ogonchi, fut dessiné selon la forme du kanji représnetant le coeur (Shin), selon l'intention de Muso. Toutefois, on n'a pas de preuve de ce rapport étang / idéogramme.
Par contre, il est certain que Muso a assisté la construction d'un bon nombre de bâtiments annexes, autour de l'étang et sur une petite île, si l'on a croit les couloirs couverts qui reliaient les constructions (et qui sont caractéristiques du style architectural de Muso). Cette pratique, d'origine chinoise, est typique du Zen et distingue ce style de celui dit Helan, antérieur. Il se peut aussi que cette interaction entre la nature et l'architecture ne soit pas étranger à la mentalité nippone et se soit développé indépendamment de toute influence extérieure. Une des structures typiques de Muso est la pagode à double toiture érigée sur la côté ouest du Japon et nommée Rudi-den, selon la même inspiration que le pavillon d'argent Ginkaku-ji.
L'étang jouissait d'un garage à bateaux et d'un pont couvert, dont aucun n'a survécu, sauf le remblai sur la berge sud, qui semble l'oeuvre de la main humaine." (cf. Clifton C. Olds, Professeur d'histoire.)
Pour clore ce chapitre, aujourd'hui, il y a 2 branches de la méthode Reiki, celle qui appartient à la lignée occidentale, via les enseignements de Takata, et celle des lignées japonaises
via les enseignements de Mikao Usui. Madame Takata n'a pas enseigné le Reiki d'Usui, mais une version très révisée du Reiki d'Hayashi, qui lui-même avait créé
sa propre méthode, "Hayashi Shiki Reiki", la méthode de guérison selon le système Hayashi. En 1931, il créa le "Reiki Hayashi ken-kyu kai",
Centre de Recherche de la méthode de soin Reiki d’Hayashi. Il est intéressant de savoir qu'il n'a été l'étudiant de Mikao Usui que durant 10 mois,
ce qui invalide des affirmations comme celles qu’il fallait plusieurs années entre chaque niveau.
Takata a également créé sa propre méthode de Reiki, "Usui Shiki Ryoho". Elle n'enseignait pas les TJR que l'on connaît aujourd'hui. Après son décès, dans les années 80,
Lei Phyllis Furomoto, sa petite fille, la seule à avoir commencé à enseigner à l'époque, créa une association, "Reiki alliance", qui fonctionne encore aujourd'hui. Lei Phyllis Furomoto a depuis démissionnée de son poste de Présidente.
Copyright 2003 / 2008 © Corinne Bouty
Reproduction interdite, même partielle
1. Gorin. Le Confucianisme enseigne cinq préceptes à observer que sont :
I. Entre le souverain et le sujet, il faut avoir le gi ou "l'obligation"
2. Entre le père et son enfant, il faut avoir le shin ou "l'amour"
3. Entre le mari et la femme, il faut avoir le betsu ou "la distinction"
4. Entre les personnes aînées et les plus jeunes, il faut avoir le jo ou "l'ordre"
5. Entre des amis, il faut avoir le shin ou "la confiance ".
2. Gojô. Le Confucianisme prodigue cinq morales à respecter que sont :
I. jin ou " l'affection envers les autres"
2. gi ou " la raison qu'on doit remplir"
3. rei ou " la morale pour maintenir l'ordre de la société"
4. chi ou " la sagesse à distinguer le bien du mal"
5. shin ou " la confiance ".
3. Shishu-shôgyo. Ils sont quatre genres d'exercices bouddhiques :
1. Les Bodhisattva, c'est-à-dire ceux qui désirent devenir Bouddha doivent aimer et respecter leurs parents et maîtres.
2. Les Bodhisattva doivent établir le voeu de devenir Bouddha.
3. Les Bodhisattva doivent pratiquer des exercices bouddhiques.
4. Les Bodhisattva doivent lire et réciter le sûtra pour atteindre l'état de Bouddha.
4. Jûzen-gô s'oppose aux 10 mauvaises actions que sont : tuer, voler, violer une femme, tromper, mentir, médire, bavarder, convoiter, s'aigrir, concevoir de vaines pensées.