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Newsletter Les cinq anti-dotes aux émotions perturbatrices et tendances négatives. "... Afin d’accomplir mes enseignements, en s’entraînant et en s’améliorant physiquement et spirituellement et en marchant sur un bon chemin en tant qu’être humain, nous devons d’abord guérir notre esprit. Ensuite nous devons garder notre corps en bonne santé. Si notre esprit est en bonne santé et conforme à la vérité, le corps sera en bonne santé naturellement ..." Usui Sensei. Nous savons, à présent, que les principes du Reiki n'ont pas été édictés par l'Empereur Meiji. Au mois de Mars 1914, un livre intitulé Kenzen No Genri (Principes de santé), écrit par le docteur Bizan Suzuki, comprend des préceptes semblables à ceux qu'Usui Sensei a enseigné. Il est alors possible qu'il s'en soit inspiré. Selon certaines sources, il les aurait introduits à ses enseignements en 1915. Les 5 préceptes du Reiki sont récités dans le coeur à haute voix trois fois, matin et soir, assis dans la posture de méditation (seiza), les mains en gassho. Au niveau Okuden, ils sont récités et médités dans la pratique de Hatsurei ho. Traditionnellement, lors des Shuyokai (rassemblement Reiki), juste après que les étudiants aient reçus le reiju, le sensei les récite une première fois. Puis, les étudiants les récitent une deuxième fois. La troisième fois, ils sont récités de façon solennelle en prenant la ferme résolution de les garder toujours dans le coeur et l'esprit. Plusieurs versions du hikkei sont disponibles et présentent des divergences textuelles. "Aujourd'hui seulement, Pas de colère, Pas de souci, (ne pas s'inquiéter), Montre de la gratitude, Sois courageux, Sois bon envers autrui." Version traduite en japonais (romaji). Kyô dake wa, (Prononcer ky-o-o dakei wa) ( Kyô = 今日aujourd'hui. Dake = だけ seulement, uniquement.) Okoru na, (Prononcer okolou na) (Okoru = 怒る se fâcher, se mettre en colère, s'énerver.) Shinpaisuru na, (Prononcer shine-pa-i-sou-lou na) (Shinpaisuru = しんぱいする s’inquiéter, se faire du souci.) Kansha shitei, (Prononcer kane-sha shitei-i) (Kansha = 感謝 remerciement, gratitude. Shitei = 指定 désignation, indication.) Gyo wo hagemi, (Prononcer gui-o o ha-gue-mi. Le w de wo ne se prononce pas. Le h de hagemi est aspiré.) (Hagemi = 励み encouragement, incitation.) hito ni shinsetsu ni. (Prononcer hito ni shine-set-sou ni. Le h de hito est aspiré.) (Hito = 人 être humain, homme, personne, autrui. Shinsetsu = 親切 bonté, gentillesse, amabilité.) Version traduite de l'exemplaire de Kondo Sensei, actuel Président de la Gakkai du Japon. ![]() Le corps et le psychisme s'élèvent par la pratique et la doctrine du Reiki, la méthode de santé de Mikao Usui. Le secret pour convier le bonheur, Le remède spirituel à toutes les maladies : "Aujourd'hui, Pas de colère, Pas de souci, De la gratitude, De la diligence, Et de la bonté envers autrui." Matin et soir, joignez vos mains, et pour garder ces mots en conscience, récitez-les. Version de Koyama Sensei, précédente Présidente de la Gakkai du Japon. ![]() Le secret pour convier le bonheur, le remède spirituel à toutes les maladies : "Aujourd'hui seulement, Pas de colère, Pas de souci, De la gratitude, Du dur labeur, De la bonté envers autrui." Joignez vos mains et répétez intérieurement ces vérités au début et à la fin du jour. Reiki, la méthode de santé d'Usui, pour prendre soin du corps et du psychisme. Mikao Usui, celui qui a découvert cette méthode. Tous droits réservés - Corinne Bouty [...] Loin d'élaborer une abstraite loi morale, le shintô s'est efforcé de résoudre au mieux les problèmes qui se posent aux hommes durant leur vie terrestre. Ainsi que le notait H. Kishimoto, cité par J. Herbert : " Le Shintô s'efforce de résoudre les problèmes qui se posent à l'homme sur un plan au-delà de celui de la bonne et de la mauvaise conduite [...]. La question de savoir si l'homme se conduit bien on mal n'est pas de même nature que le problème qui consiste à libérer l'homme de ses soucis et de ses anxiétés; au Japon la religion a concentré ses efforts sur ce dernier problème [...] ; elle ne s'est pas soucié d'élaborer des principes moraux qui régissent la vie sociale des hommes. " (Op. cit.)En fait, et mieux qu'une morale, le shintô impose à l'homme de se conformer à la volonté des kami, d'accepter le mode de vie légué par les kami, ses ancêtres, et d'agir toujours en conformité avec le cours normal de la nature. Cette idée que l'homme doit adopter se nomme kannagara no michi (voie divine) (cf. supra). Disons un mot de michi, traduit habituellement par " voie ". Il signifie aussi " enseignement ", " doctrine ", " principe " et implique pour le Japonais l'idée de perfection. Une chose ou un comportement qualifié de michi est nécessairement quelque chose de bon, de correct, de partait. Un homme michi est un être juste et droit, etc. Comme le précise Harada : " Michi " est une composante reçue du ciel, c'est l'idéal céleste qui doit être réalisé dans l'humanité [...], michi exprime une conviction [...] qui relie le sujet de façon solennellement impressionnante à la hauteur et à la profondeur du grand Tout ".Dans cette optique, la mise en pratique d'une morale ne peut qu'avoir sur l'homme une " action paralysante " et (elle empiéterait) sur la liberté qui est son héritage et dont il a besoin ". (J. Herbert, op. cit.). N. Hiraï, cité par J. Herbert, a pu écrire : " Dans les diverses morales religieuses, les jugements sur le bien et le mal ne conservent ni le même sens ni la même valeur selon les individus. Dans le shintô, nous insistons plutôt sur une attitude de vie dynamique, qui en elle-même amène les gens à se comporter moralement; nous ne désirons pas appliquer sous la contrainte des vertus rigoureusement formalisées. "De son côté, Motoôri pense même que l'homme est doué " naturellement " de sens moral : " Puisque les êtres humains ont été produits par l'esprit des deux Dieux créateurs, ils sont naturellement doués de la connaissance requise sur ce qu'ils doivent faire et ce dont ils doivent s'abstenir ... " (J. Herbert, op. cit.)Afin de suivre correctement la kannagara no michi, un ensemble de vertus est enseigné ou plutôt recommandé par le shintô. La plus fondamentale de ces vertus est makoto, souvent traduit par " sincérité ", mais qui englobe des concepts plus profonds. S. Ono traduit ce terme par " vérité ", " non pas au sens d'une simple loi universelle abstraite, mais une valeur individuelle concrète applicable à chaque acte ou fait particulier; elle embrasse notamment l'honnêteté, la véracité, la conscience". (J. Herbert, cit.)Makoto semble même être l'essence de l'esprit de l'homme. "Le coeur de sincérité est la manifestation la plus pure de l'esprit de l'homme ... Sincérité signifie que des paroles vraies deviennent des actions vraies ... La source dont proviennent la beauté, la bonté et la vérité est née de la sincérité." (Kokutaï no hongi.)Makoto, pour d'autres commentateurs, comme N. Hiraï, déjà cité, "est la façon sincère d'aborder la vie, avec tout son coeur, une attitude dans laquelle rien n'en éludé ni traité négligemment. Elle résulte d'une prise de conscience du Divin".Et c'est en servant avec makoto (d'où dérive le sentiment du mono no aware) les kami, que l'homme se conforme à leur volonté, devenant un homme de michï, un " Homme de Voie ", celui qui suit correctement le chemin voulu par les kami, accomplissant parfaitement son kannagara no michi. De makoto découlent plusieurs vertus qui, toutes, s'enchaînent plus ou moins : Ce sont des vertus, liées entre elles, absolument centrales dans le shintô, car elles constituent l'élément spirituel de la purification, rite auquel le shintô accorde une grande importance. D'autres vertus existent encore, revêtant un caractère plus ou moins vital. Nous ne citerons que les plus importantes : Au final, la source de l'éthique shintoïste se trouve dans l'homme. Ainsi que le notait I. Nitobe, cité par J. Herbert : " Connais-toi toi-même; reviens sur toi-même dans ton esprit, vois dans ton coeur un Dieu intronisé, qui décide ou ordonne telle ou telle chose; obéis-lui et tu n'auras pas besoin d'autres Dieux. " Source : Shinto de Bernard Marillier (auteur). |
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